DOGMAN
Un film qui a du chien
DOGMAN / 2023
Réalisé par Luc BESSON
Avec: Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Christopher Denham, Clemens Schick
Lamartine disait: "Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien"; et si on aime les canidés, on est forcément tenté de le croire. Je dois avouer que je n'attendais plus grand chose de Besson. Après "Nikita" ou surtout (pour moi) "Leon", il m'avait quelque peu laissé sur le carreau avec ses projets suivants. Alors quand j'ai entendu parler de ce "Dogman" tourné pendant le confinement et gardé sous le coude depuis, ma première réaction de chien battu a été la méfiance. Puis j'ai vu la première bande-annonce, qui m'a embarqué (car rappelé fortement "Leon" justement) tout en ayant raison garder; ben oui, la gamelle des bandes-annonces est souvent là pour appâter le chaland.

Après avoir enfin mis la patte sur la galette, je me suis décidé à l'enfourner, en espérant y trouver la fève et brandir fièrement la couronne d'un retour en grâce du réalisateur qui m'avait fait tant vibrer il y a bien des années. Et contre toute attente, mission accomplie. Alors oui, le Besson d'antan, on ne le retrouvera sans doute plus; en même temps, si on rationalise, on change tous. On gagne sur certains plans qui nous coûtent les autres. Alors plus que d'essayer de comparer le passé avec le présent, je vais surtout vous parler de ce qui m'a touché et qui m'a fait aimer cette nouvelle proposition.


Après avoir enfin mis la patte sur la galette, je me suis décidé à l'enfourner, en espérant y trouver la fève et brandir fièrement la couronne d'un retour en grâce du réalisateur qui m'avait fait tant vibrer il y a bien des années. Et contre toute attente, mission accomplie. Alors oui, le Besson d'antan, on ne le retrouvera sans doute plus; en même temps, si on rationalise, on change tous. On gagne sur certains plans qui nous coûtent les autres. Alors plus que d'essayer de comparer le passé avec le présent, je vais surtout vous parler de ce qui m'a touché et qui m'a fait aimer cette nouvelle proposition.

Ce qui frappe tout d'abord et de plein fouet, c'est la prestation absolument incroyable de Caleb Landry Jones. Il m'a tout bonnement laissé sans voix. Que ce soit dans l'ambiguïté, la douleur, la tristesse ou même tout simplement lorsqu'il interprète un monument de Piaf (sublimé par une mise en image pleine de justesse), il fait mouche et nous touche en plein coeur. On pourra lui reprocher de se caler quelque peu sur le récent "Joker" de Todd Phillips, mais peu importe, tant il tient presque à lui tout seul le film sur ses épaules. Presque car les chiens jouent également un rôle très important dans cette fable pour adultes. Dressés à la perfection, ils semblent être tout simplement un extension de Douglas, parfaitement en phase avec ses émotions. Ils sont autant d'anges gardiens que d'amis fidèles pour cet homme que la vie a brisé. Tout comme eux d'ailleurs puisqu'ils partagent la même histoire. De cette complicité viscérale, nait un lien qui unit également le spectateur à cette "bande" qu'on ne peut s'empêcher d'aimer, même quand elle commet les pires méfaits. Le final, amer et violent, gardera tout de même une pointe d'optimisme notamment grâce à ce Doberman qui semble être une espèce de gardien survolant tout le film et observant les conséquences des actes parfois manqués de son maître. Faut-il y voir un parallèle avec nous, le public, scrutant les essais (souvent ratés pour les derniers) d'un réalisateur essayant de revenir en état de grâce ? Peut-être, ou pas. Ce qui est sûr c'est qu'on ne restera pas indifférent devant cette nostalgie filmique portée par un acteur éblouissant. Bien sûr, il y a des méchants, qui sont très méchants d'ailleurs. Bien sûr, il y a cette confrontation finale (vue dans la bande-annonce), qui fera très mal et qui ressemble pour beaucoup à celle du professionnel joué par Jean Reno il y a bien des années. Mais surtout il y a l'histoire de cet homme, lié jusqu'à la mort (voir même au-delà) à ses chiens, racontée en commençant par la fin (très malin d'ailleurs) et résonnant comme une ultime tentative de toucher le spectateur en plein coeur. Pour moi, c'est réussi.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
-par les lecteurs
Classé
50par la MAMA
Note finale: 4/5















Un petit excès de violence sur la fin mais ce n'est pas le propos ici.










Comme souvent, c'est l'humain qui fait le plus peur ici.










Le film se suit sans ennui mais c'est surtout dans les 20 dernières minutes que Besson lâche les chiens.










Pas si original que ça mais tellement rempli de bons sentiments...










Très belle B.O. avec un morceau final sublime.










On ne les voit pas, ils font donc très bien leur boulot.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
J'ai adoré ce "Dogman", qui n'est certes pas parfait mais qui a le mérite de faire renouer le réalisateur avec ce que j'aimais à l'époque dans son cinéma: sa faculté à titiller notre corde sensible. Merci aux chiens et surtout à Caleb Landry Jones qui nous offre ici une prestation absolument sidérante. Un personnage qu'on aime aimer et qui nous place au beau milieu de sa troupe de canidés avec une furieuse envie de lui venir en aide. Animalement humain.
FICHE TECHNIQUE

DOGMAN / 2023
Titre original:
DOGMAN
Avec: Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Christopher Denham, Clemens Schick
Scénario: Luc Besson
Musique: Eric Serra
Durée:1h55
SYNOPSIS
Douglas est un enfant marqué par la vie qui l'a laissé dans un fauteuil roulant. Il trouve son salut dans son amour pour les chiens qui lui rendent bien. Il articule sa vie autour de celle de ses amis à quatre pattes qui deviennent une véritable extension de lui. Se produisant dans un cabaret avec un certain succès, il va enchaîner des rencontres qui vont sceller à jamais son destin...

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