SHELTER
Distribution de mandales
SHELTER / 2026
Réalisé par Ric Roman WAUGH
Avec: Jason Statham, Bodhi Rae Breathnach, Michael Shaeffer, Anna Crilly
Et zou, on enclenche la photocopieuse et on passe le Statham dedans. Ben oui, moi je l'aime bien le Transporteur, mais il faut bien avouer que ces dernières années il a surtout transporté la même tronche burinée dans à peu près toujours le même film à deux trois détails près. Un ancien commando ou spécialiste du bourre-pif, souvent exilé, qu'on force à sortir de sa retraite et qui accessoirement doit protéger quelqu'un ou quelque chose. Plus qu'à changer le titre, le lieu et en avant la remballe ma bonne-dame. Peu de chance donc que ce "Shelter" change la donne, surtout qu'il a purement et simplement été évincé des cinémas pour terminer sur l'offre VOD du géant au carton qui rigole. Simple coïncidence ou plantage à demi-avoué (il parait que dans ce cas c'est à moitié pardonné)?

Et bien je dois dire que j'ai été plutôt agréablement surpris. Même si "surpris" n'est pas vraiment le mot en fait. Comme prévu on se retrouve avec la même histoire, le même personnage et les mêmes enjeux que dans à peu près tous les derniers films de Statham mais c'est suffisamment bien foutu et sans temps mort pour qu'on y trouve notre compte. Moi je ne dis jamais non à de la baston et des punchlines bourrines, surtout quand elles sont placées avec amour. Et on sent bien qu'ici, on n'est pas venu pour planter des fleurs (ou alors des Chrysanthèmes)...


Et bien je dois dire que j'ai été plutôt agréablement surpris. Même si "surpris" n'est pas vraiment le mot en fait. Comme prévu on se retrouve avec la même histoire, le même personnage et les mêmes enjeux que dans à peu près tous les derniers films de Statham mais c'est suffisamment bien foutu et sans temps mort pour qu'on y trouve notre compte. Moi je ne dis jamais non à de la baston et des punchlines bourrines, surtout quand elles sont placées avec amour. Et on sent bien qu'ici, on n'est pas venu pour planter des fleurs (ou alors des Chrysanthèmes)...

Statham fait donc du Statham mais exit les abeilles (le très sympa "The Beekeeper") et la tenue de chef de chantier (le très moyen "A Working Man") et place au gardien de phare solitaire contraint de s'occuper d'une jeune fille qui va lui faire commettre une assez regrettable erreur (en même temps sinon y aurait pas eu de film). Vu et revu donc, mais ce qui ressort tout de suite du premier quart c'est que la relation entre notre baffeur invétéré et la jeune Bodhi Rae Breathnach fonctionne plutôt bien. On a rapidement de l'empathie pour ce sympathique duo qui va devoir jouer des coudes pour se sortir vivant de situations toutes plus compliquées les unes que les autres. Attaque du phare par les forces spéciales (décimées par un seul homme et je vous mets au défi de trouver lequel; un indice, il est chauve et ne sourit presque jamais), mano-mano avec la police locale et course-poursuite avec un tueur chevronné, tout y passe. On a en permanence l'impression d'être devant un ersatz de "La mémoire dans la peau" mais c'est divertissant et surtout ça ne nous prend pas pour des jambons. On est venus trouver de la castagne et c'est exactement ce que Jason nous offre avec en prime (ah) quelques tôles bien froissées (la sempiternelle poursuite en voiture est simple mais efficace) et du mano à mano dont il ne semblait plus être très friand ces derniers temps (on ne travaille plus sa souplesse Mr Shaw ?); du coup mis à part le scénario totalement photocopié sur un autre et les quelques raccourcis scénaristiques un poil gros pour passer (ah oui et quelques CGI qui bavent un peu aussi, l'eau notamment) on en a plutôt pour son argent et on ressort repu de cette salade de baffes à l'ancienne. Je ne sais pas si j'ai la place d'en reprendre (pas le choix, "Mutiny" de notre Richet national arrive bientôt) mais en tout cas pour moi c'était goutû et satisfaisant.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
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206par la MAMA
Note finale: 3/5















Les baffes sont violentes mais pas de quoi fouetter un bras.










Si vous avez peur de vous ennuyer ça devrait aller.










Un bon rythme, entre bastons, fusillades et courses-poursuites.










Un prétexte vu et revu dans la filmo de l'acteur.










Elle fait le job sans écorcher de tympan.










Quelques CGI baveux (liquides en tout cas) mais c'est plutôt correct.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
De l'actionner bourrin simplissime comme on en voit par pelletés entières, surtout dans la carrière vieillissante de Statham. Pourtant si on est conscient de ce qu'on est venu chercher, la recette fonctionne et le divertissement est au rendez-vous. On n'en demandera pas plus et on se contentera d'apprécier avant d'oublier.
FICHE TECHNIQUE

SHELTER / 2026
Titre original:
SHELTER
Avec: Jason Statham, Bodhi Rae Breathnach, Michael Shaeffer, Anna Crilly
Scénario: Ward PARRY
Musique: David Buckley
Durée:1h47
SYNOPSIS
Un homme reclus sur une île écossaise et vivant dans un vieux phare sauve une jeune fille de la mer lors d'un naufrage. Blessée, celle-ci a besoin de soins et force Mason a sortir de sa cachette pour aller chercher des médicaments. Les événements vont alors s'enchainer et vont l'obliger à affronter son mystérieux et dangereux passé.

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