RUNNING MAN
Rien ne sert de courir… sauf là…
RUNNING MAN / 2025
Réalisé par Edgar WRIGHT
Avec: Glen Powell, Alyssa Benn, David Zayas, Josh Brolin
J'ai toujours eu un petit pincement en voyant une adaptation du "Running Man" de Richard "Stephen King" Bachman. Le premier avec notre Arnold préféré était un véritable plaisir coupable gavé de punchlines dont lui seul avait le secret et de mandales distribuées avec une brutalité caractéristique des blockbusters de sa carrière. Mais tout de même, "Le prix du danger" c'était autre chose non ? Et comment ne pas se dire que le King s'est tout de même sacrément inspiré du pamphlet dystopique génial réalisé par Boisset à l'époque (un procès a d'ailleurs eu lieu). Mais bon, ne boudons pas notre plaisir et laissons sa chance à ce nouveau "reboot", surtout qu'il n'a pas été confié à n'importe qui. C'est Edgar Wright, à qui l'on doit "Shaun of the dead" (excusez du peu) ou encore "Baby Driver" qui s'y colle. Mon nerf optique vient de se détendre, je suis prêt à donner de mon acuité visuelle, en espérant ne pas avoir à le regretter.

De toute façon, je suis plutôt bon public. Tant que les bourre-pifs pleuvent et que les vannes fusent sans retenue, me voilà comblé — un vrai petit festin de régression assumée. D’ailleurs, ouvrons le bal avec ce fameux terme de « reboot », qui, soyons honnêtes, ne lui va pas comme un gant. Le premier film signé Starsky (sans Hutch) s’était déjà permis quelques écarts bien sentis avec le matériau d’origine. Celui-ci, en revanche, lui colle nettement plus à la peau. Et pour cause : derrière la caméra, un réalisateur animé par une envie presque affective de porter ce projet. Grand admirateur du roman, il avait à cœur de lui rendre hommage — à sa manière, certes, mais avec une sincérité qui se ressent à chaque plan.


De toute façon, je suis plutôt bon public. Tant que les bourre-pifs pleuvent et que les vannes fusent sans retenue, me voilà comblé — un vrai petit festin de régression assumée. D’ailleurs, ouvrons le bal avec ce fameux terme de « reboot », qui, soyons honnêtes, ne lui va pas comme un gant. Le premier film signé Starsky (sans Hutch) s’était déjà permis quelques écarts bien sentis avec le matériau d’origine. Celui-ci, en revanche, lui colle nettement plus à la peau. Et pour cause : derrière la caméra, un réalisateur animé par une envie presque affective de porter ce projet. Grand admirateur du roman, il avait à cœur de lui rendre hommage — à sa manière, certes, mais avec une sincérité qui se ressent à chaque plan.

Dans le roman, l'action prend place en 2025, du coup, pas de bol, on rate le coche. Wright démarre son film avec un générique jouissif qui montre bien qu'il sait parfaitement bien où poser sa caméra et nous expose ce qu'est devenue la notion de "société" qui n'en mérite d'ailleurs plus vraiment l'appellation. Les riches vivent dans des zones surprotégées et à l'écart des plus modestes qui eux se contentent de la misère la plus totale. Un petit zeste d'Orwell plus tard et on se rend compte qu'il est devenu interdit d'éteindre les écrans et qu'une seule et unique chaine anime le paysage audiovisuel, devenu le principal vecteur de propagande. C'est là que Ben Richards intervient et va devoir venir mettre un bon coup dans les parties de tout ce joli petit monde bien sectorisé. Glenn Powell joue donc un personnage canalisant toute la colère du peuple, quelque peu aidé par une vague histoire d'enfant à sauver (fallait bien trouver un prétexte) et qui va donner du fil à retordre à un Josh Brolin particulièrement malfaisant. En plus d'être un bon réalisateur (certains planq sont à tomber), Edgar Wright insuffle un humour décomplexé à son film, aidant à faire passer la pilule de toute cette négativité. Les séquences d'action déboitent (même si on pourra déplorer un léger phénomène ventre-mou en milieu de métrage), Powell serre la mâchoire à outrance et parvient même à être crédible dans ce rôle d'anti-héros tout droit sorti d'une bande dessinée. Alors oui, ce n'est pas le meilleur Wright, notamment à cause d'un rythme légèrement en dent de scie et de quelques facilités scénaristiques, mais ne crachons pas dans la soupe; pour peu qu'on le prenne pour ce qu'il est le film glisse tout seul et nous fait passer un bon moment sans prise de tête en réunissant tous les ingrédients d'une recette qu'on connait par coeur mais qu'on a toujours plaisir à déguster.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
Classé
109par la MAMA
Note finale: 4/5















Quelques éclaboussures violentes mais contrebalancées par un humour potache.










Ce n'est clairement pas le point fort du film, ni son but premier.










Là la mission est remplie (même si on sent une légère baisse de rythme au milieu).










Du King mais qui me fait furieusement penser à du Boisset (désolé).










La bande-son dépote et mélange les genres.










Plutôt bien foutus, les CGI passent presque crème.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Voilà donc un remake/reboot dirigé d'une main de maître et qui remplit sa mission haut la main: nous divertir. Pas un très grand film certes, mais suffisamment bon pour figurer au programme d'une soirée détente option patates de forain. Spectaculaire juste ce qu'il faut, "The Running man" est l'archétype parfait du film pop-corn qui calera les estomacs des aficionados de l'action débridée.
FICHE TECHNIQUE

RUNNING MAN / 2025
Titre original:
THE RUNNING MAN
Avec: Glen Powell, Alyssa Benn, David Zayas, Josh Brolin
Scénario: Stephen King, Michael Bacall, Edgar Wright
Musique: Steven Price
Durée:2h13
SYNOPSIS
Dans un futur proche, "The Running Man" est un jeu de survie brutal et meurtrier. Les participants deviennent riches s'ils survivent 30 jours avec des tueurs à leurs trousses. Tout cela sous l'œil avide des caméras, galvanisant un public friand de toujours plus de haine et de violence. Ben Richards, dont la fille est malade et qui ne dispose pas de l'argent pour la soigner, réussi les sélections avec brio. Il va devoir se battre pour survivre et mettre à l'abri sa famille...

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