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EVENT HORIZON : LE VAISSEAU DE L'AU-DELA
Vers l'infini et au-delà...


EVENT HORIZON : LE VAISSEAU DE L'AU-DELA / 1997


Réalisé par Paul W.S. ANDERSON
Avec: Laurence Fishburne, Sam Neill, Kathleen Quinlan, Joely Richardson
L'enfer. Tout un programme. Un mythe que beaucoup espèrent comprendre un jour (alors que parfois il est juste sous nos yeux); de ceux-là, Paul W.S. Anderson en fait partie. Et même si je m'avance un peu je peux raisonnablement dire qu'il a atteint son but et nous a emmené là-bas avec sa série d'adaptation des "Resident Evil"... Pourtant ce réalisateur n'a pas toujours été un tâcheron qui se filme l'arrière-train à la sonde, loin de là. La preuve avec ce "Event Horizon" sorti de nulle-part et revenu après sept longues années d'errances dans les limbes de l'espace avec peut-être une réponse. Ce qu'on sait nous en tout cas, c'est que le gonz savait tenir une caméra à l'époque en plus d'avoir sous le coude un scénario capable de dresser les poils d'un loup-garou sur sa tête.



Impossible de ne pas penser à notre ami Clive Barker (il aurait été consulté lors de la pré-production) tant l'univers proposé ici lui est proche; c'est bien simple, certaines scènes de cauchemar semblent directement provenir d'un nouveau volet d'"Hellraiser" et on s'attendrait presque à voir Pinhead débarquer et lancer un cube dans la gueule de Laurence Fishburne (qui ensuite serait en droit de se demander s'il prend la bleue ou la rouge). Un sentiment de claustrophobie mêlé à une caméra en mouvement presque perpétuel, l'attraction vous ferait presque suffoquer tant elle est intense.


On suit donc une bande de potes (je les appelle comme ça pour essayer de dédramatiser la chose) en route vers un vaisseau qu'ils sont censés ramener avec l'espoir que l'équipage soit encore un peu entier. Le souci c'est que le chenapan était programmé pour se promener de trou noir en trou noir et qu'il a du en visiter un de trop (et marron, donc pas propre de surcroît), rapportant avec lui un morceau de ce que certaines de nos cultures appellent l'enfer. Un scénario béton, une tension menée de main de maître et des acteurs impeccables, voilà ce qui vous attend. Laurence Fishburne (dans l'esquive permanente depuis qu'on l'a prévenu qu'un zozo clouté voulait lui planter un cube), le regretté Sam Neill (qui galère décidément pas mal entre les démons et les dinosaures) mais aussi Jason Isaacs nous offrent donc une interprétation de haute volée pour une séance de trouille dont on se souviendra longtemps. Hey, les fondus de gore, revenez, ne partez pas... Oui je sais, le film durait près de 2h10 à la base et a été raccourci d'une bonne trentaine de minutes, mais tout n'est pas rose pour autant. On serait plutôt clairement dans le rouge avec des meurtres et surtout des séquences de cauchemar gorissimes! Doigts enfoncés dans les yeux, pilote empalé par un tube métallique dans une orgie sanglante démentielle, jambes brisées en mille morceaux et autres joyeusetés sont donc de la fête. Mais sachez tout de même que dans la version uncut jamais sortie, la séquence allait beaucoup plus loin: équipage nu et couvert de sang ayant des rapports plutôt violents, intestins extirpés de la bouche d'un quidam, seins arrachés et j'en passe. Le "screen-test" a été sans appel, certains spectateurs s'évanouissant durant le visionnage (sans compter que Anderson avait embauché des acteurs pornos pour les scènes de viols et surtout de véritables amputés à différents degrés pour faire plus vrai). Bref, la production a exigé que la scène soit expurgée et même si il ne reste finalement pas grand chose à l'écran, c'est suffisant pour sacrément déranger. Juste au passage, on peut également citer le fait que la séquence d'explication des voyages dans le temps est reprise presque mots pour mots dans le "Interstellar" de Nolan.. Anderson cité par Nolan... Là ça y est, on est vraiment en enfer.. Ce qui est sûr, c'est que le film fut un échec commercial (la critique ne l'ayant pas épargné.. à tort selon moi) et signera un tournant dans la carrière du réalisateur qui a finalement vu "X-men" lui passer sous le nez au profit de Bryan Singer (même si l'histoire dit qu'il aurait tout simplement refusé la proposition). Nous, ce qu'on retiendra, c'est qu'il a réalisé un p*tain de film avec des p#tains de moments de flippe dedans. Et ça, ça vaut tout l'or du monde.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?




Classé 78
par les lecteurs
Classé 47
par la MAMA

Note finale: 5/5


GORE

Sacrément violent et dérangeant, même après le passage des censeurs.
PEUR/AMBIANCE

Flippant et dérangeant.
ACTION

Le rythme est plutôt lent mais ça s'y prête bien ici.
SCENARIO

Un scénario malin qui fait le malin.
MUSIQUE

Un bon score qui contribue à la noirceur de l'ensemble.
EFFETS SPECIAUX
Propres et (presque) sans bavures.

LA CONCLUSION DE LA MAMA

Le meilleur film de Paul W.S. Anderson (qui a dit le seul). Il nous offre une virée dans l'enfer de Dante avec un sérieux et un brio qui font froid dans le dos. Un cauchemar éveillé qui devrait sacrément vous filer la frousse en plus de vous tenir en haleine de bout en bout. Mais bon dieu (oula blasphème), pourquoi n'a t'il pas continué dans cette voie (si je tenais le zouave qui lui a présenté Mila Jovovich).

FICHE TECHNIQUE

EVENT HORIZON : LE VAISSEAU DE L'AU-DELA / 1997


Titre original:

EVENT HORIZON


Réalisé par Paul W.S. ANDERSON
Avec: Laurence Fishburne, Sam Neill, Kathleen Quinlan, Joely Richardson
Scénario: Philip Eisner
Musique: Michael Kamen
Durée:1h36
SYNOPSIS
Année 2047, sept ans après sa disparition le Event Horizon refait surface et semble errer aux environs de Neptune. Son créateur, Weir, embarque avec une petite équipe dans un vaisseau de sauvetage. Ce qu'ils vont trouver sur place va défier toutes les lois de la rationalité. Le Event Horizon semble avoir ramené quelque chose d'indicible de son long voyage dans un trou noir...



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