PASSENGER
En route pour l'aventure...
PASSENGER / 2026
Réalisé par André ØVREDAL
Avec: Jacob Scipio, Lou Llobell, Melissa Leo, Joseph Lopez
Andre Øvredal ne m'a jamais vraiment totalement convaincu. Son "Autopsy of Jane Doe" pourtant adulé à sa sortie m'avait laissé de marbre, alors que "Le dernier voyage du Demeter" m'avait plutôt embarqué. C'est donc fébrile que je me suis embarqué dans ce road-trip, sorte de croisement (mortel) entre "The Hitcher" et "Insidious", à l'odeur alléché par une bande-annonce particulièrement bien montée (à ne pas sortir du contexte). Première bonne surprise, tout ce qu'on voit dans la bande-annonce tient dans les 10 premières minutes du film, rien de plus. On ne pourra pas dire qu'on avait déjà tout vu, et ça, c'est bien. Deuxième cerise sur le capot, Christopher Young (oui oui, celui des Cénobites), se charge de la musique. On ne saignera donc pas des oreilles.

Le film démarre donc sur les chapeaux de roue avec une introduction plutôt percutante, croisant rapidement la route de nos protagonistes principaux pour, évidemment, les mettre eux aussi dans l’embarras (sinon, vous vous doutez bien qu’il n’y aurait pas de film). Et franchement, pour une fois, on pourra dire qu’ils auraient mieux fait de ne pas s’arrêter… Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’on va assister au genre de voyage où l’on regarde sa montre toutes les cinq minutes, mais pas vraiment pour les raisons auxquelles vous pensez en ce moment même. « On arrive dans combien de dodos ? »… Disons simplement qu’ici, le principal problème ne sera pas vraiment de savoir quand on va arriver, mais dans quel état.


Le film démarre donc sur les chapeaux de roue avec une introduction plutôt percutante, croisant rapidement la route de nos protagonistes principaux pour, évidemment, les mettre eux aussi dans l’embarras (sinon, vous vous doutez bien qu’il n’y aurait pas de film). Et franchement, pour une fois, on pourra dire qu’ils auraient mieux fait de ne pas s’arrêter… Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’on va assister au genre de voyage où l’on regarde sa montre toutes les cinq minutes, mais pas vraiment pour les raisons auxquelles vous pensez en ce moment même. « On arrive dans combien de dodos ? »… Disons simplement qu’ici, le principal problème ne sera pas vraiment de savoir quand on va arriver, mais dans quel état.

Le réalisateur prend son temps pour installer son ambiance, joue beaucoup sur le huis clos et sur cette impression d'enfermement qui fait que chaque nouveau détail semble suspect. Une porte, un regard, un bruit un peu bizarre : tout devient prétexte à se demander ce qui se cache derrière. Øvredal sait d'ailleurs particulièrement bien créer ce genre de climat poisseux où l'on sent que quelque chose se prépare, même lorsque le scénario fait semblant de nous laisser tranquilles. Dommage par contre d'avoir un peu abusé sur les Jumpscares, même si certains fonctionnent assez bien. Le film repose également sur son lot de mystères et de révélations, avec cette volonté de nous faire avancer dans l'histoire en nous donnant les informations au compte-gouttes. Une recette vieille comme le cinéma fantastique, mais qui fonctionne toujours lorsqu'elle est suffisamment bien dosée. Et de ce côté-là, "Passenger" possède quelques bonnes idées qui permettent de maintenir l'intérêt jusqu'au bout. Mais retour de cric, à force de vouloir installer son atmosphère et prendre le temps de développer son histoire, le film donne parfois l'impression de rouler sur la réserve. Certaines longueurs se font sentir et quelques passages auraient certainement gagné à être raccourcis. On comprend l'envie de faire monter progressivement la tension, mais on aimerait quand même que quelqu'un appuie un peu sur l'accélérateur. D'autant que lorsqu'il décide enfin de passer à la vitesse supérieure, le film se montre nettement plus convaincant. L'ambiance devient plus oppressante, les événements s'enchaînent davantage et le film retrouve cette petite efficacité qui nous avait fait monter à bord en premier lieu. Ce n'est pas forcément révolutionnaire, mais c'est suffisamment bien emballé pour éviter le fameux syndrome du film qu'on regarde en surveillant discrètement la durée restante.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

Classé
95par les lecteurs
Classé
159par la MAMA
Note finale: 3/5















Quelques mises à mort surprenantes et assez sanglantes.










De beaux moments de peur mais trop de Jumpscares inutiles.










Un rythme inégal avec un ventre mou au milieu.










L'histoire est classique mais sympathique, même si elle aurait pu aller bien plus loin.










Du bon Christopher Young, avec du calme pieu et de belles envolées.










Mis à part un incendie en CGI un poil limite, le reste tient très bien la route.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
"Passenger" n'est donc peut-être pas le voyage de l'année, mais il est suffisamment généreux et bien troussé pour que l'on reste confortablement installé jusqu'au terminus. Une sorte de conte macabre tout droit sorti d'un vieux comic Arédit, avec son lot de mystère, d'étrangeté et de mauvaises rencontres, qui passe finalement à deux doigts de l'excellence. Dommage que le voyage connaisse quelques ralentissements et surtout une petite panne d'essence en milieu de parcours, venant quelque peu casser la dynamique de l'ensemble.
FICHE TECHNIQUE

PASSENGER / 2026
Titre original:
PASSENGER
Avec: Jacob Scipio, Lou Llobell, Melissa Leo, Joseph Lopez
Scénario: Zachary Donohue, T.W. Burgess
Musique: Christopher Young
Durée:1h37
SYNOPSIS
Maddie et Tyler décident de quitter leur vie citadine pour vivre dans un van, voyageant sur les routes en quête de liberté. Pendant leur voyage, ils assistent à un terrible accident de la route. L'incident clos, ils repartent mais se rendent compte qu'ils ne sont plus seuls. Ils ont emmené avec eux une entité démoniaque bien décidée à faire d'eux le prochain accident dont elle se délectera.

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