QUATRE FANTASTIQUES (LES): PREMIERS PAS
Marvel retombe en enfance...
QUATRE FANTASTIQUES (LES): PREMIERS PAS / 2025
Réalisé par Matt SHAKMAN
Avec: Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Joseph Quinn, Ebon Moss-Bachrach
Je ne peux pas dire que j'ai été un grand fan des précédentes adaptations de ces quatre héros qui ont pourtant bercé ma tendre enfance. D'ailleurs, je ne suis pas fan des dernières productions Marvel en général (le Spiderman de Raimi me manque toujours autant). Les deux premiers opus étaient complètement à côté de la plaque et l'essai non transformé de Josh Trank l'avait lui prise directement dans les ratiches (la plaque) en se faisant sucrer une bonne partie de la violence sèche qu'il avait tenté d'y insuffler (pourtant même dans cet état cela restera tout de même celui me semblant le plus réussi jusque là). Les différents trailers diffusés de-ci de-là sur les réseaux étaient pourtant bien parvenus à m'attraper tant la nostalgie du boomer moyen s'y voyait flattée avec un curieux mélange de technologie et d'années 50, lui conférant un aspect terriblement attirant. Ben oui, on ne se refait pas mais j'assume c'est déjà ça.

Exit donc le côté sombre et le formaté habituel, place au décalage et à l'auto-dérision pour essayer de nous renvoyer directement à l'époque des bonbons qui collaient vraiment aux dents et des comics qui fleurissaient chaque semaine dans le rayon de notre libraire préféré. Alors, après presque deux heures passées en leur compagnie, ces quatre nouveaux fantastiques ont-ils remplis leur mission ou la déception est-elle à la hauteur d'une planche à clous enfoncé dans le rectum ? Tout dépend s'il s'agit de l'aller ou du retour (et accessoirement du niveau de rouille). Je m'explique…


Exit donc le côté sombre et le formaté habituel, place au décalage et à l'auto-dérision pour essayer de nous renvoyer directement à l'époque des bonbons qui collaient vraiment aux dents et des comics qui fleurissaient chaque semaine dans le rayon de notre libraire préféré. Alors, après presque deux heures passées en leur compagnie, ces quatre nouveaux fantastiques ont-ils remplis leur mission ou la déception est-elle à la hauteur d'une planche à clous enfoncé dans le rectum ? Tout dépend s'il s'agit de l'aller ou du retour (et accessoirement du niveau de rouille). Je m'explique…

A l'aller, on a peur, on a mal et on ressent les choses avec toute la violence qu'un souvenir bafoué peut nous infliger, mais au retour le chemin est fait, il n'y a plus qu'a se laisser porter (attention toutefois car une contraction et c'est la fin). Matt Shakman réussi là où les autres ont échoué et nous propose d'entrer directement dans une BD de l'époque, la tête la première (de toute façon l'autre côté doit se reposer). Alors oui, c'est mièvre, naïf à mort, pas toujours très cohérent, étrange parfois et les dialogues ne sont pas là pour soutenir quoi que ce soit mais nom de Zeus que c'est frais et ça fait du bien. Les origines de nos héros nous sont épargnées pour cette fois (à peine en parle t'on quelques minutes en tout début de métrage) et notre présence est directement requise là où on l'attend dans un film de cet acabit: au ras du sol à admirer les échanges de parpaing. Rien de plus, rien de moins. Oui je sais, certaines séquences sont de véritables "cache-misère" (la course poursuite lors de la fuite du repaire de Galactus ne se fera quasiment que sur des plans rapprochés) là ou d'autres ne servent pas à grand chose (le petit robot digne d'un JarJar Binks, même s'il est plutôt rigolo lui) mais pour le reste mon âme d'enfant vous remercie. Enfin un Galactus qui ressemble à un Galactus, celui enfoui dans mes plus profonds souvenirs en tout cas. Enfin une baston digne de ce nom sur la fin (même s'il débarquera un peu de nulle part alors que personne ne lui aura donné le signal), des immeubles et des ponts qui s'effondrent, des héros qui suent sang et eau pour tenter de lui faire avaler son célèbre casque mauve. Même la séquence post-générique est plutôt sympa et enterine parfaitement le rôle prépondérant que l'équipe aura à jouer dans le prochain "Avengers: Doomsday". A noter une toute dernière séquence finale (restez bien jusqu'au bout du générique) qui vous prouvera que les dessin-animés de notre époque étaient encore bien plus perchés que ça...


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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-par les lecteurs
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213par la MAMA
Note finale: 3/5















Oh et bien ici même une naissance se doit d'être propre et sans fluides...










Même pas peur.










Le film va à l'essentiel même si le montage est parfois fait à la truelle.










Mièvre, niais et cousu de fil blanc; mais c'était le but non ?










Néo-rétro en diable, elle fait le job.










Du bon gros CGI mais plutôt bien intégré et qui assure le spectacle à la fin.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Même si ces 4 fantastiques là ne nous offrent pas un chef-d'œuvre, ils nous redonnent un tout petit peu foi en la renaissance d'un univers Marvel qu'on croyait perdu. Amusant voir même rafraichissant pour peu qu'on laisse libre cours à notre nostalgie d'une époque révolue, celle où il ne fallait finalement pas grand chose pour nous amuser et laisser respirer notre âme d'enfant étriquée dans un costume qui ne lui va pas vraiment.
FICHE TECHNIQUE

QUATRE FANTASTIQUES (LES): PREMIERS PAS / 2025
Titre original:
THE FANTASTIC FOUR : FIRST STEPS
Avec: Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Joseph Quinn, Ebon Moss-Bachrach
Scénario: Josh Friedman, Eric Pearson, Jeff Kaplan, Ian Springer
Musique: Michael Giacchino
Durée:1h55
SYNOPSIS
Reed Richards, un éminent scientifique, embarque avec lui son équipe pour un voyage dans l'espace dont ils reviendront changés à jamais. Leur structure moléculaire modifiée, Reed, Sue, Ben et Johnny vont désormais bénéficier de supers pouvoirs qu'ils vont mettre à profit pour protéger notre planète des menaces extérieures. Et justement, en voilà une, et une grosse. Galactus le dévoreur de planètes a jeté son dévolu sur la planète bleue...

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