COBRA
George PAN COSMATOS (1986)
COBRA / 1986
Réalisé par George PAN COSMATOS
Avec: Sylvester Stallone, Brigitte Nielsen, Reni Santoni, Brian Thompson
"Dirty Harry" a semble-t-il fait des émules. A une époque ou le crime explose aux Etats-Unis, Sly s'est dit qu'écrire un scénario destiné à rassurer les bien-pensants en leur promettant un héros pire que le mal ne pourrait-être qu'une bonne idée. Et il avait raison le bougre! Le générique nous met dans le bain moussant direct: "En Amérique, un cambriolage toutes les 12 secondes, un vol à main armée toutes les 65 secondes, une agression toutes les 25 secondes, un meurtre toutes les 24 minutes et 250 viols par jour". Voilà, ça c'est fait. Du coup on pourrait se dire que sur 87 minutes de film, on couvre quand même 435 cambriolages, 80 vols à main armée, 208 agressions et 4 meurtres... Tu m'étonnes que Marion Cobretti (il aurait pu s'appeler Alice mais il nous aurait posé un lapin) il lui faut une grosse cylindrée, des burnes, et qu'il n'a pas trop le temps de demander un mandat de perquisition.

Pour revenir sur notre bien aimé "Inspecteur Harry", il est amusant de constater que deux acteurs sont des transfuges du film de 1971. Reni Santoni (coéquipier de Harry) et Andrew Robinson (le vilain) reprennent donc du service dans à peu près les mêmes rôles (bon OK, Robinson est un peu moins méchant ici); une idée de Stallone histoire d'appuyer la référence? Peut-être. Ce qui est sûr c'est qu'il aime bien l'idée du héros Bad-Guy à outrance qui défouraille AVANT de discuter. Il réitèrera la chose avec son "Expendables" bien des années plus tard dans le rôle de Barney Ross, transfuge 2000 de ce Cobra à lunettes. Mais revenons à nos brebis.


Pour revenir sur notre bien aimé "Inspecteur Harry", il est amusant de constater que deux acteurs sont des transfuges du film de 1971. Reni Santoni (coéquipier de Harry) et Andrew Robinson (le vilain) reprennent donc du service dans à peu près les mêmes rôles (bon OK, Robinson est un peu moins méchant ici); une idée de Stallone histoire d'appuyer la référence? Peut-être. Ce qui est sûr c'est qu'il aime bien l'idée du héros Bad-Guy à outrance qui défouraille AVANT de discuter. Il réitèrera la chose avec son "Expendables" bien des années plus tard dans le rôle de Barney Ross, transfuge 2000 de ce Cobra à lunettes. Mais revenons à nos brebis.

Cobra va lutter contre une bande de dingos persuadés qu'il faut rayer nos tronches de la surface du globe afin que les leurs aient plus de place pour s'exprimer (assez classique donc, et toujours actuel dans certains cas); ces zozos en ont après une mannequin les ayant croisés lors d'une soirée meurtre et qui pourrait donc les identifier. J'ai bien dit "pourrait" puisqu'en fait elle n'a pas vu grand chose et s'ils s'étaient contentés de lâcher l'affaire, tout le monde aurait pu continuer son petit bonhomme de chemin (mais y aurait pas eu de film du coup). Bref, à partir de là, c'est la fête à la castagne. Le film aligne autant les fusillades que les poursuites en voiture/moto que les punchlines inoubliables de notre héros adepte des trous de balle : "Je traite pas avec les caractériels, je les supprime" ou encore "Tu parleras en présence de ton avocat".. Mythique, et le tout en faisant tourner son flingue sur son doigt avant de le ranger à la ceinture après une bonne exécution; comme au bon vieux temps du Far-West. Même manger une pizza Cobra ne le fait pas comme tout le monde mais avec des gants (gants qui ont servi à tuer des gens sans laisser de traces quand même). La classe je vous dit. Ajoutez à cela quelques morceaux de haute volée tel que le "Feel the heat" de Jean Beauvoir pour rythmer la cadence et vous obtenez un concentré de plaisir pour l'amateur de bonne série B décérébrée comme seule la Cannon ne savait le faire à cette époque. Car oui, "Cobra" est un plaisir coupable qui envoie tellement de lourd qu'il en devient difficile de bouder son plaisir. Et dire qu'une version "Rated X" de 120 minutes trainerait quelque part ajoutant paraît-t 'il une bonne dose d'épices à la recette (une main coupée dans la prise d'otage du début, le photographe carrément massacré à la hache dans le parking, une hache pleine tête dans la fusillade finale ou encore une scène d'autopsie sacrément appuyée...); dommage de n'en trouver trace nulle part (aux dernières nouvelles, le studio aurait égaré les bandes). Mention spéciale au climax et son combat final dans la fonderie qui va filer les poils à bon nombre d'amateurs de testostérone. "Alors, tu viens m'arrêter, Poulet?!"; pour ma part j'en aurais bien pris une lampée de plus, mais juste par pure gourmandise (et tant pis si ça fait péter).


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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5par les lecteurs
Classé
58par la MAMA
Note finale: 4/5















Pas vraiment de gore ici, mais on dit engore










On a surtout peur pour le monde nouveau










Cobra bourrine, bourrine et bourrine encore










Classique mais efficace










Quelques gros hits des années 80 qui incitent à hocher la tête










La couleur des explosions est parfaite


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Vous pouvez voir "Cobra" comme un gros plat bien gras et assez simpliste mais dont on reprend une louche à chaque fois avec plaisir. Marion Cobretti n'a besoin de personne, même pas du spectateur en fait, tant il cabotine un max tout au long de la bobine. L'action prédomine, les punchlines fusent et les méchants sont vraiment méchants (mais presque pas autant que le gentil finalement) et on en redemande. Cobra est un bad-boy, un vrai, pour la vie, et c'est comme ça qu'on l'aime.
FICHE TECHNIQUE

COBRA / 1986
Titre original:
COBRA
Avec: Sylvester Stallone, Brigitte Nielsen, Reni Santoni, Brian Thompson
Scénario: Paula Gosling - Sylvester Stallone
Musique: Sylvester Levay
Durée:1h27
SYNOPSIS
Durant une prise d'otage et après une négociation qui échoue, la police de Los Angeles n'a d'autre choix que d'appeler le lieutenant Marion Cobretti, alias "Cobra", spécialisé dans les actions coup de poing. Celui-ci a la fâcheuse tendance de tirer avant de négocier, au grand dam de ses supérieurs qui n'arrivent plus à le gérer. La violence pour soigner la violence, telle est sa devise.

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