HELLRAISER
Le clou du spectacle ?
HELLRAISER / 2022
Réalisé par David BRUCKNER
Avec: Odessa A'Zion, Jamie Clayton, Adam Faison, Drew Starkey
Avant de commencer à parler de ce reboot d'un film qui est pour moi l'un des plus réussis des années 80/90, il va falloir tout de suite évacuer quelque chose... Même si Clive Barker est à la production ici, on va devoir clairement évacuer le film original de notre esprit tant la comparaison pourrait lui faire autant de mal qu'une dizaine de chaines crochetées à même la peau sur lesquelles un taureau tirerait en sens inverse (autant vous dire que l'instant risque d'être court mais intense). Partons donc d'une base vierge en essayant de se persuader que l'opus original n'a jamais existé. On se retrouve donc aux prises avec une tête à claques (l'actrice Odessa A'Zion qui pour moi dessert totalement le rôle) pensant tout savoir, qui va avoir fort à faire avec une tête à clous bien décidée à lui mener la vie dure.

C'est David Bruckner qui s'y colle (le pas mauvais du tout "Le rituel" et le très bon "La proie d'une ombre") avec un script entre autres écrit par David S.Goyer (le mec derrière "Ghost Rider spirit of the vengeance" quand même). Script qui au final ne raconte pas grand chose si ce n'est en piochant ça et là quelques bribes de la série de films précédents (et il y en a eu quelques uns quand même). On retrouve avec plaisir le docteur Kovach (Goran Visnjic) qui entre deux opérations fait le c*n avec une boite et déchaine les enfers. Du coup il aimerait bien revenir en arrière parce que se faire broyer les vertèbres ben ça fait bobo et il a un hémorroïde à soigner cabinet 12. Voilà, vous savez presque tout, le scénario ne vaut pas un clou (et rouillé en plus).


C'est David Bruckner qui s'y colle (le pas mauvais du tout "Le rituel" et le très bon "La proie d'une ombre") avec un script entre autres écrit par David S.Goyer (le mec derrière "Ghost Rider spirit of the vengeance" quand même). Script qui au final ne raconte pas grand chose si ce n'est en piochant ça et là quelques bribes de la série de films précédents (et il y en a eu quelques uns quand même). On retrouve avec plaisir le docteur Kovach (Goran Visnjic) qui entre deux opérations fait le c*n avec une boite et déchaine les enfers. Du coup il aimerait bien revenir en arrière parce que se faire broyer les vertèbres ben ça fait bobo et il a un hémorroïde à soigner cabinet 12. Voilà, vous savez presque tout, le scénario ne vaut pas un clou (et rouillé en plus).

Là où c'est un peu meilleur c'est sur l'enrobage. Car oui, cette fois il y a du budget et ça se ressent. La réalisation est carrée, la photo plutôt jolie et la musique se permet même de reprendre certaines notes de Christopher Young (compositeur original sur le premier notamment) reconnaissables entre toutes. L'héroïne (sans jeu de mot), Riley, est antipathique au possible, mais surtout son background torturé (ancienne toxicomane et alcoolique) ne sert à aucun moment l'histoire; un comble quand on sait que les cénobites sont censés se nourrir des perversions des humains. Exit ici Franck et Julia, usant de leur esprit tordu pour attirer de pauvres chalands à dépecer dans le grenier. Tout est froid et sans saveur (même la colorimétrie tire clairement vers le bleu) alors qu'au contraire on aurait dû baigner dans le rouge, la chaleur du sang et des tripes. Au rayon des nouveautés, la boite a bien entendu été réinventée (et complexifiée au passage, pourquoi pas) mais c'est surtout les Cénobites qui ont bénéficié d'un traitement de faveur. Toute l'équipe a été changée, du capitaine Pinhead (devenu une superbe femme cénobite, seule a sortir vraiment du lot) jusqu'à ses sbires tous plus déglingos les uns que les autres. Déglingos mais sans génie, sans folie, ou alors contenue. Alors oui, les effets spéciaux tiennent la route (mention spéciale aux murs qui pivotent quand les monstres arrivent), c'est assez gore parfois mais on ne ressent malheureusement jamais de peur ou même d'inquiétude sur le sort qui va être réservé aux protagonistes. Dommage pour un film censé baser son fond de commerce sur le mélange raffiné de l'effroi, de la souffrance et du plaisir. Un polissage en règle dont on se serait bien passé, qui ôte tout sens à l'existence des Cénobites et qui nous laisse avec un film fast-food, vite vu vite oublié. Bon, n'enfonçons pas le clou trop loin, ça reste regardable mais à des années lumières des deux premiers épisodes qui resteront pour moi les meilleurs.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?

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79par les lecteurs
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223par la MAMA
Note finale: 3/5















Quelques séquences gores sympas mais plus aucune déviance/perversité.










Là c'est raté. Même pas peur.










C'est un peu long pour ce que ça raconte mais se laisse voir.










Un concentré de vide cosmique.










Très jolie, surtout quand retentissent les notes de Christopher Young.










Propres, même les CGI; ça tient la route.


LA CONCLUSION DE LA MAMA
Ce nouvel "Hellraiser" manque sa cible, la faute à des chaines dont on aurait ôté la rouille, histoire que les plaies ne s'infectent pas. Trop lisse, sans saveur (les Cénobites ne servent finalement pas à grand chose), le film souffre surtout du manque de l'élément qui faisait le sel de la série: l'harmonie entre le plaisir et la souffrance (Eros et Thanatos). Reste un produit formaté qui se laissera voir mais qui laissera de marbre les connaisseurs.
FICHE TECHNIQUE

HELLRAISER / 2022
Titre original:
HELLRAISER
Avec: Odessa A'Zion, Jamie Clayton, Adam Faison, Drew Starkey
Scénario: Ben Collins, Luke Piotrowski, David S.Goyer
Musique: Ben Lovett
Durée:2h01
SYNOPSIS
Riley est paumée. Après une cure de désintoxication, elle s'installe chez son frère en attendant d'aller mieux mais les relations ne sont pas au beau fixe. Son petit ami lui propose un coup facile pouvant leur faire gagner beaucoup d'argent: dérober une boite à un collectionneur. Une fois celle-ci entre leurs mains, ils vont se rendre compte qu'ils sont tombés dans un piège dont on ne sort pas indemne.

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