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SCREAM VII
Ghostface again..


SCREAM VII / 2026


Réalisé par Kevin WILLIAMSON
Avec: Neve Campbell, Courteney Cox, Isabel May, Anna Camp
Les "Scream" s'enchainent et se ressemblent un peu tous. Vous allez me dire que c'est le jeu ma bonne dame, et vous aurez sans doute raison. L'opus 6 (critique ici) ayant été plutôt une bonne surprise, j'ai rêvé très fort (même les draps s'en souviennent) que cette septième suite soit au moins à son niveau; surtout que cette fois c'est le pape du cinéma d'horreur pour "Adulescents" Kevin Williamson lui même (créateur de la saga au passage) qui s'y colle. Alors énième retour réussi ou bouffonnade de trop ? Et bien ce serait plutôt la première solution si j'en crois le sourire benêt que j'ai eu à la fin du visionnage.



L'introduction est dors et déjà pour moi l'une des meilleures de la série (si on met de côté le Wes Craven qui restera définitivement tout en haut de la pile). Elle introduit parfaitement la notion des réalités mélangées et annonce tout de suite la couleur sur les intentions de Ghostface. Cette fois ça va être violent, c'est un fait, et Williamson fait plus ressembler son tueur à un Michael Myers déchainé plutôt qu'à un bellâtre sous un costume, iconisation comprise (le très beau plan brûlant post générique).


Tout ça commence donc à sentir plutôt bon. Neve Campbell reprend du service, tout comme Courtney Cox d'ailleurs (et quelques autres mais plutôt en tant qu'apparitions furtives) mais sa posture change assez radicalement. De victime essayant de s'en sortir elle passe au statut de combattante émérite rompue aux techniques de défonçage de tronche (surtout quand elle arbore un masque de fantôme). Impossible de ne pas voir le parallèle avec Jamie Lee Curtis dans la nouvelle trilogie "HALLOWEEN" (de toute façon si vous ne l'avez pas vu, on vous le cite carrément). Un léger manque d'inspiration pour Mr Williamson ? Peut-être, ou alors une volonté de coller à ce qui marche, à savoir une violence plus frontale et surtout présente des deux côtés du prisme. D'ailleurs niveau violence, là aussi le potard est clairement poussé beaucoup plus loin. Les attaques et mano à mano y sont beaucoup plus percutantes mais ce sont surtout les meurtres qui ont bénéficié d'une attention toute particulière. Inventifs et carrément gores pour certains (la tireuse à bière restera dans les annales), ils entrainent la saga vers des accès de folie qu'on ne lui connaissait pas (virage déjà un peu amorcé dans le précédent volet); exit donc les timides coups de couteaux et place aux déchirements de chair qui font bien mal (et qui doivent coûter cher). Mention spéciale aux effets spéciaux, mélangeant effets pratiques et numériques avec goût et à l'énergie insufflé dans la caméra qui donne à chaque affrontement une sacrée dose de piquant. On notera tout de même quelques incohérences crasses (c'est plus un couvre-feu, ils ont carrément éteint la ville) et des molesses dans un scénario qui commence à atteindre ses limites (le jeu du "qui est le tueur" fini par tirer un peu la langue) mais on ne lui en tiendra pas trop rigueur au vu du spectacle super divertissant qui nous est proposé ici.


UN CAFE ET L'ADDITION
On en pense quoi?




Classé 95
par les lecteurs
Classé 87
par la MAMA

Note finale: 4/5


GORE

Les meurtres sont sans aucun doute parmi les plus gores de la saga.
PEUR/AMBIANCE

Quelques petits Jumpscares mais rien de bien folichon.
ACTION

Pas le temps de s'ennuyer, le film va directement là ou il doit aller.
SCENARIO

Plutôt poussif pour un Williamson, mais on s'en doutait un peu.
MUSIQUE

Beltrami fait du bon boulot et les morceaux additionnels choisis sont cools.
EFFETS SPECIAUX
Du bon boulot, les meurtres sont bien mis en scène (à la fois à la pratique et au numérique).

LA CONCLUSION DE LA MAMA

Sans révolutionner la formule, "Scream 7" s'appuie sur une mise en scène efficace, des séquences de tension bien maîtrisées et un attachement sincère à son héritage. Les fans retrouveront avec plaisir les codes qui ont fait le succès de la franchise, tandis que les nouveaux venus y découvriront un slasher généreux, gore et rythmé. Une suite solide qui prouve que, près de trente ans après ses débuts, Ghostface n'a toujours pas dit son dernier mot.

FICHE TECHNIQUE

SCREAM VII / 2026


Titre original:

SCREAM 7


Réalisé par Kevin WILLIAMSON
Avec: Neve Campbell, Courteney Cox, Isabel May, Anna Camp
Scénario: Kevin Williamson, Guy Busick, James Vanderbilt
Musique: Marco Beltrami
Durée:1h54
SYNOPSIS
Sidney Prescott pensait avoir définitivement tourné la page sur les massacres de Ghostface. Mais lorsqu'un nouveau tueur masqué refait surface dans la ville où elle a reconstruit sa vie, son passé la rattrape brutalement. Cette fois, c'est sa propre fille qui devient la cible d'un jeu meurtrier orchestré avec une cruauté implacable.



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